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Climat
Herz — Desk Climat · · Résumé 30 s · Article 4 min
Des incendies de forêt violents ont forcé des dizaines de milliers d'habitants du sud de l'Europe à évacuer après des vagues de chaleur successives. Leur danger le plus meurtrier est indirect : selon The Guardian, la pollution atmosphérique générée par les feux tue 1,5 million de personnes par an dans le monde. En 2023, les fumées des incendies canadiens ont causé 22 000 décès prématurés en Europe. Le changement climatique, avec un réchauffement planétaire d'environ 1,3 °C, intensifie ce risque. D'ici la fin du siècle, la surface brûlée mondiale pourrait augmenter de 40 % à 100 %.
Des incendies de forêt violents, survenus après des vagues de chaleur successives, ont forcé des dizaines de milliers de personnes dans le sud de l'Europe à fuir leur domicile, rapporte The Guardian. Le 10 juillet, un incendie a également embrasé des arbres à Llano, en Californie.
Des scientifiques ont établi que le changement climatique a rendu les grands incendies récents en Californie, en Corée du Sud et en Australie plus probables. Dans certains cas, il a doublé les chances de conditions météorologiques extrêmes propices aux feux.
Les feux de forêt tuent directement des centaines de personnes par an — bien moins que les inondations (des milliers de morts) ou les canicules (des centaines de milliers). Leur impact le plus massif est indirect : la pollution atmosphérique qu'ils génèrent est associée à 1,5 million de décès par an dans le monde, selon la dernière étude disponible.
En 2023, les incendies canadiens d'ampleur exceptionnelle en ont fourni une illustration. Les fumées ont traversé l'Atlantique : une étude a attribué 22 000 décès prématurés en Europe à cet épisode, sur un bilan mondial de 82 000 décès.
La pollution aux combustibles fossiles a réchauffé la planète d'environ 1,3 °C. Ce réchauffement accroît le risque de sécheresses prolongées et transforme les forêts en zones particulièrement vulnérables aux incendies, notamment autour du bassin méditerranéen.
Au Canada, la majorité des incendies se produisent dans les forêts boréales — aussi appelées taïga, la plus vaste continuité boisée de la planète, couvrant 10 % des terres émergées —, jamais gérées par l'homme. Leur intensification est directement liée à la hausse des températures mondiales, indépendamment de tout aménagement du territoire.
Depuis 1900, deux forces opposées ont façonné la surface brûlée dans le monde. Les changements d'usage des terres ont réduit cette surface de 19,1 %, tandis que le changement climatique l'a augmentée de 15,8 %. Le bilan net est une légère baisse de 3,3 %.
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Cette dynamique devrait s'inverser avec l'accélération du réchauffement. D'ici la fin du XXIe siècle, la surface totale brûlée est projetée en hausse de 40 % dans le scénario optimiste de réduction des émissions carbonées. Dans le scénario pessimiste, elle pourrait doubler.
L'amplitude exacte de l'aggravation des incendies d'ici la fin du siècle dépend des trajectoires d'émissions de gaz à effet de serre : les projections varient de +40 % à un doublement de la surface brûlée. Les données disponibles ne précisent pas l'impact attendu à l'échelle régionale, notamment pour l'Europe centrale ou la Suisse.
L'essentiel des décès est indirect. La pollution atmosphérique générée par les fumées de feux de forêt est associée à 1,5 million de morts par an dans le monde — un bilan bien supérieur aux victimes directes, qui se comptent en centaines par an.
La forêt boréale, aussi appelée taïga, est l'un des principaux biomes terrestres. Elle constitue la plus vaste continuité boisée de la planète, couvrant 10 % des terres émergées, et s'étend notamment sur le Canada, la Russie et l'Alaska. Au Canada, ces forêts n'ont jamais été gérées par l'homme : leur intensification est directement liée au réchauffement mondial.
Non. Les changements d'usage des terres ont réduit la surface brûlée de 19,1 % depuis 1900, compensant en partie l'augmentation de 15,8 % attribuée au changement climatique. Les projections montrent cependant que le facteur climatique devrait progressivement l'emporter à mesure que le réchauffement s'accélère.
La région méditerranéenne est particulièrement vulnérable : le réchauffement planétaire d'environ 1,3 °C y accroît le risque de sécheresses prolongées. Le changement climatique a aussi rendu les incendies récents en Californie, en Corée du Sud et en Australie plus probables, dans certains cas en doublant les chances de conditions météorologiques extrêmes.
Dans le scénario optimiste de réduction des émissions carbonées, la surface brûlée dans le monde augmenterait de 40 % d'ici 2100. Dans le scénario pessimiste, elle pourrait doubler. L'écart entre ces deux trajectoires dépend des politiques climatiques mises en œuvre.