Le système de santé suisse : réputé, cher, décentralisé

Hôpitaux gérés par les cantons, libre choix du médecin, qualité élevée mais coûts parmi les plus hauts du monde : le système de santé suisse expliqué.

Le système de santé suisse a une excellente réputation : accès rapide aux soins, équipements modernes, forte densité de médecins. Son revers est son coût, parmi les plus élevés au monde — d'où le poids des primes d'assurance dans le budget des ménages.

Qui organise les soins ?

Comme l'école, la santé est largement du ressort des cantons : ce sont eux qui planifient et financent en partie les hôpitaux. L'offre mêle établissements publics et privés, et le patient choisit en général librement son médecin — un principe auquel les Suisses tiennent, même s'il existe des modèles d'assurance qui l'encadrent en échange de primes plus basses.

Payé par l'assurance obligatoire

Le financement passe avant tout par l'assurance maladie de base obligatoire (LAMal), complétée par les cantons et l'impôt. Il n'existe pas de service national de santé « gratuit » à la britannique : chacun paie sa prime, sa franchise et sa quote-part. C'est ce couplage soins de qualité / coûts élevés qui alimente le débat permanent sur la maîtrise des dépenses.

Questions fréquentes

La santé est-elle gratuite en Suisse ?

Non. Il n'y a pas de service national gratuit : les soins sont financés par l'assurance maladie obligatoire, avec prime, franchise et quote-part à la charge de chacun.

Peut-on choisir son médecin ?

En général oui, c'est un principe apprécié ; mais certains modèles d'assurance moins chers demandent de passer d'abord par un médecin de référence ou une centrale téléphonique.

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