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Économie
Herz — Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 3 min
Le ministère fédéral de l'Économie allemand a rendu public le 17 juillet 2026 un projet de révision de l'EEG, la loi sur les énergies renouvelables, et du Netzpaket (paquet réseau). Les petites installations solaires de moins de 25 kW raccordées à partir de 2027 ne percevraient une rémunération garantie que 36 mois, avant de passer à la vente directe sur les marchés. Le secteur solaire craint un effondrement des investissements et une menace sur des dizaines de milliers d'emplois. La réforme maintient l'objectif légal de 80 % d'énergie renouvelable d'ici 2030.
Le ministère fédéral de l'Économie, dirigé par Katherina Reiche (CDU), a rendu publics le 17 juillet 2026 au soir ses projets de révision de l'EEG — la loi sur les énergies renouvelables — et du Netzpaket (paquet réseau), selon Handelsblatt.
Le texte prévoit que les petites installations solaires d'une puissance jusqu'à 25 kW raccordées à partir de 2027 ne bénéficieront d'une rémunération garantie que pendant 36 mois au maximum. Passé ce délai, leurs exploitants devront vendre eux-mêmes leur électricité directement sur les bourses de l'énergie.
Le projet réduit également les paiements de compensation pour les nouvelles installations solaires et éoliennes dans les zones d'engorgement du réseau. Lorsque ces installations doivent être temporairement mises hors service pour éviter une surcharge, elles percevraient une indemnité réduite.
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Le Bundesverband Solarwirtschaft (BSW), fédération de l'industrie solaire allemande, réagit vivement. Son directeur général Carsten Körnig avertit que ces plans pourraient provoquer un effondrement des investissements de plusieurs milliards d'euros et menacer des dizaines de milliers d'emplois dans les PME et l'artisanat.
La fédération redoute que de larges parties de l'Allemagne ne deviennent des « zones interdites » pour les énergies renouvelables, en raison des compensations réduites prévues dans les zones d'engorgement.
La BEE, dont Ursula Heinen-Esser est la représentante, dénonce une nouvelle source d'incertitude pour les investisseurs du secteur.
La Deutsche Umwelthilfe, association de défense de l'environnement, estime, par la voix de Sascha Müller-Kraenner, que le gouvernement reporte les conséquences d'un réseau insuffisant sur les opérateurs de renouvelables, sans imposer d'obligations contraignantes aux gestionnaires de réseau.
La BNE, représentée par Robert Busch, critique le fait que le gestionnaire de réseau le plus lent continue de dicter le rythme de la transition énergétique.
Janine Wissler, vice-présidente du groupe parlementaire Die Linke, juge que les modifications de l'EEG rendraient les énergies renouvelables non rentables. Michael Kellner (Grüne) reproche au Netzpaket de laisser six ans aux gestionnaires de réseau pour résorber les engorgements et d'imposer une restriction massive à l'électricité solaire de toiture.
Le calendrier parlementaire et les chances d'adoption de la réforme ne sont pas précisés dans les informations disponibles. La BEE et la BNE sont des organisations qui ont commenté la réforme ; leurs dénominations complètes n'ont pu être vérifiées de manière indépendante pour cet article.
L'EEG est la loi fédérale allemande sur les énergies renouvelables. Elle encadre notamment les conditions de rémunération des producteurs d'électricité solaire, éolienne et biomasse. La réforme en cours vise à réduire les coûts de soutien public tout en maintenant l'objectif de 80 % de renouvelables d'ici 2030.
Le projet vise à inciter les petits producteurs solaires (jusqu'à 25 kW) à vendre directement leur électricité sur les marchés après une période de transition de 36 mois. La ministre Reiche souhaite ainsi réduire les coûts de soutien public à l'énergie verte.
C'est une zone où les capacités du réseau électrique sont saturées. Les installations solaires ou éoliennes peuvent y être temporairement mises hors service pour éviter une surcharge. Le projet réduit les compensations financières versées aux exploitants concernés.
Élaboré en janvier 2026, ce projet avait suscité l'opposition des ministres SPD Lars Klingbeil (Finances) et Carsten Schneider (Environnement), qui craignaient qu'il freine la transition énergétique.
En 2025, l'éolien, le solaire et la biomasse représentaient ensemble 58 % de la production électrique allemande. L'objectif légal est d'atteindre 80 % d'ici 2030.