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Économie
Herz — Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 5 min
Le 16 juillet 2026, Donald Trump a prononcé depuis la Maison Blanche une allocution télévisée en heure de grande écoute, consacrée quasi exclusivement à la sécurité électorale. Il a accusé la Chine d'avoir dérobé 220 millions de données d'électeurs américains depuis le cycle 2020 et annoncé la publication imminente de documents jusqu'alors classifiés. Ces déclarations, intervenant quatre mois avant les Midterms de novembre 2026, ont été contestées par des élus démocrates et contredites par des organisations indépendantes.
Le 16 juillet 2026 au soir, depuis la Maison Blanche, Donald Trump a prononcé une allocution télévisée en heure de grande écoute, consacrée quasi exclusivement à la sécurité électorale — un format qu'il utilise rarement.
Selon Wirtschaftswoche et Handelsblatt, Trump a accusé la Chine d'avoir perpétré depuis le cycle électoral 2020 le « probablement plus grand vol de données électorales de l'histoire » : 220 millions de données d'électeurs américains — noms, numéros de téléphone et préférence partisane — auraient été dérobées via une unité spéciale d'analyse des données.
Trump a annoncé la publication imminente de documents jusqu'alors classifiés, portant sur des « failles choquantes dans l'infrastructure électorale » américaine et sur la capacité présumée de la Chine et de la Russie à manipuler les systèmes de vote et de dépouillement.
À l'appui de ses accusations, Trump a publié sur Truth Social — réseau social de microblogage fondé par le Trump Media & Technology Group — la photo d'un document du National Intelligence Council, organe de la Communauté du renseignement américaine regroupant 18 services fédéraux. Ce document, rédigé en janvier 2020, évaluait que la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord pourraient manipuler l'infrastructure électorale des États-Unis.
Trump a également affirmé que le Department of Homeland Security (DHS) avait identifié plus de 270 000 personnes inscrites sur les listes électorales fédérales qui ne seraient pas citoyens américains.
Trump a allégué que la Chine avait rémunéré des journalistes pour qu'ils rédigent des articles critiques à son égard. Il a réitéré son affirmation — non étayée — selon laquelle l'élection de 2020 avait été entachée de fraude via les votes par correspondance et les machines à voter, et refuse toujours de reconnaître la victoire de Joe Biden.
en Amérique, ce sont les électeurs qui choisissent leurs élus, pas l'inverse
— Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat
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Schumer a qualifié le discours de tentative « pitoyable » de nier sa défaite électorale de 2020.
Avant le discours, Jim Himes, plus haut représentant démocrate de la commission du renseignement de la Chambre, avait mis en garde dans une tribune publiée dans le New York Times : les données brutes des services de renseignement sont « souvent remplies d'inexactitudes » et ne valent qu'une fois croisées avec d'autres sources.
Le Bipartisan Policy Center indique par ailleurs qu'aucun élément probant n'établit que le vote de non-citoyens ait jamais été suffisamment significatif pour influer sur l'issue d'une élection américaine.
Un rapport de la commission du renseignement du Sénat a établi que le gouvernement russe a mené en 2016 une tentative « agressive et multidimensionnelle » d'influencer les électeurs américains en faveur de Trump. Le Brennan Center considère cette menace comme permanente.
En novembre 2026, les Midterms — élections de mi-mandat au cours desquelles l'ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants et une partie du Sénat sont renouvelés — constituent un enjeu central pour la majorité républicaine. Une perte de la majorité dans l'une ou l'autre chambre priverait les républicains de la capacité à faire adopter des lois importantes.
Malgré une nouvelle escalade du conflit en Iran et l'inquiétude des Américains face à la hausse des prix du carburant, Trump n'a consacré qu'une seule phrase à la guerre en Iran dans son allocution.
Les accusations portées contre la Chine reposent, dans les sources disponibles, sur des déclarations de Trump et des données brutes de renseignement non recoupées — une méthode explicitement critiquée par Jim Himes. Les documents classifiés portant sur des « failles choquantes » dans l'infrastructure électorale, dont la publication a été annoncée comme imminente, n'avaient pas encore été rendus publics au moment de la rédaction de cet article.
Trump accuse la Chine d'avoir dérobé 220 millions de données d'électeurs américains — noms, numéros de téléphone et préférence partisane — depuis le cycle électoral 2020, via une unité spéciale d'analyse des données.
Les Midterms de novembre 2026 approchent. L'ensemble de la Chambre des représentants et une partie du Sénat seront renouvelés ; une défaite républicaine dans l'une ou l'autre chambre priverait Trump d'une majorité législative.
Non. Jim Himes a averti que les données brutes des services de renseignement sont « souvent remplies d'inexactitudes ». Le Bipartisan Policy Center indique qu'aucun élément probant n'établit que le vote de non-citoyens ait jamais influencé une élection américaine.
C'est un organe de la Communauté du renseignement des États-Unis, qui regroupe 18 services de renseignement fédéraux. Il produit des évaluations stratégiques à long terme destinées à l'exécutif américain.