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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Abderrahim Fakir, ressortissant marocain de 42 ans résidant en Italie depuis plus de 30 ans, est mort le 19 juillet 2026 à Bologne lors d'une intervention policière dans le quartier Pilastro. Filmé par un voisin, il a été maintenu face contre sol, menotté, avant de cesser tout mouvement. Deux ambulanciers présents n'ont pas intervenu pendant plus de quatre minutes. Une autopsie a été ordonnée et la bodycam d'un policier remise au parquet. Des centaines de personnes ont manifesté à Bologne dès le soir même ; le débat politique oppose partisans et détracteurs des forces de l'ordre.
Abderrahim Fakir est mort le 19 juillet 2026 à Bologne lors d'une intervention policière dans le quartier Pilastro. Marocain de 42 ans, il résidait en Italie depuis plus de 30 ans et dirigeait une petite entreprise de nettoyage, rapporte le Handelsblatt. Son décès a été constaté à 12h53 par un médecin.
La police avait été appelée via le numéro d'urgence 112 pour un homme causant des troubles dans le quartier. À son arrivée, Fakir aurait frappé le véhicule de patrouille. Les agents ont alors utilisé du spray au poivre, l'ont plaqué au sol et lui ont passé les menottes.
Un voisin a filmé la scène depuis une fenêtre. On y voit Fakir à terre, face contre sol, menotté dans le dos, maintenu par des agents en uniforme et un homme torse nu. Il criait « Aiuto, basta, basta ! » — « À l'aide, assez, assez ! » — avant de cesser tout mouvement.
Deux ambulanciers présents sur place n'ont pas intervenu pendant plus de quatre minutes. Ce n'est qu'une fois que Fakir ne donnait plus signe de vie qu'ils l'ont retourné.
Selon son avocate, Fakir possédait tous ses documents en règle. Ses proches indiquent qu'il rendait visite à de la famille dans le quartier Pilastro ce jour-là, comme il le faisait fréquemment.
Une autopsie a été ordonnée pour déterminer la cause du décès et l'existence éventuelle de maladies préexistantes. La bodycam de l'un des deux policiers impliqués a été remise au parquet.
Le parquet n'avait pas encore décidé si une enquête serait ouverte contre inconnu, contre les deux agents nommément, ou aussi contre les ambulanciers pour non-assistance. Le ministère de l'Intérieur a promis « une transparence totale ».
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La Lega (la Ligue du Nord, parti populiste d'extrême droite fondé en 1989) a pris la défense des policiers. Ce parti, dont est issu le vice-Premier ministre Matteo Salvini, est partenaire de la coalition gouvernementale. La gauche dénonce une violence policière excessive et exige une enquête rapide.
Mains hors de la police !
— La Lega, réaction officielle du parti au décès d'Abderrahim Fakir
Giorgia Meloni, Première ministre à la tête d'une coalition de droite depuis près de quatre ans, ne s'était pas encore exprimée au moment de la publication.
Dès le dimanche soir, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Bologne pour protester. Les manifestants ont scandé des slogans contre la police, évoquant un « meurtre d'État ».
Je n'aurai pas de repos jusqu'à ce que mon frère soit vengé. Ils l'ont battu et tué.
— La sœur d'Abderrahim Fakir, lors des manifestations du 19 juillet 2026 à Bologne
Le maire de Bologne Matteo Lepore a appelé à un rassemblement silencieux en mémoire de Fakir pour le soir du 20 juillet 2026.
Certains observateurs ont établi un parallèle avec la mort de George Floyd. Cet Afro-Américain était décédé aux États-Unis en mai 2020 lors d'une intervention policière dans des circonstances similaires.
La cause exacte du décès n'est pas encore établie : l'autopsie est en cours. Le parquet n'a pas encore décidé contre qui ouvrir une enquête formelle. Aucune mesure disciplinaire contre les deux policiers n'avait été annoncée au moment de la publication.
Oui. Son avocate a confirmé qu'il possédait tous ses documents en règle. Il vivait en Italie depuis plus de 30 ans et dirigeait une petite entreprise de nettoyage.
C'est l'une des questions au cœur de l'enquête. Les deux ambulanciers présents sur place n'ont pas intervenu pendant plus de quatre minutes. Le parquet examine si une poursuite pour non-assistance à personne en danger est justifiée.
La bodycam de l'un des policiers a été remise au parquet. Elle devrait aider à reconstituer le déroulement exact de l'intervention, en complément de la vidéo filmée par un voisin.
Des observateurs ont relevé des similitudes entre le décès de Fakir et celui de George Floyd, mort aux États-Unis en mai 2020 lors d'une interpellation policière, maintenu au sol jusqu'à son décès.
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