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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 3 min
L'Assemblée nationale française a adopté le 15 juillet 2026, par 291 voix contre 241, une loi autorisant le suicide assisté pour les patients adultes atteints d'une maladie incurable en stade avancé et souffrant de manière insupportable. Le texte permet la prescription d'un médicament létal que le patient s'administre lui-même, ou avec l'aide d'un médecin ou d'un infirmier s'il en est physiquement incapable. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que la loi serait soumise au Conseil constitutionnel. La France rejoint ainsi la Belgique, les Pays-Bas et la Suisse, qui autorisent déjà le suicide assisté.
L'Assemblée nationale française a adopté le 15 juillet 2026, par 291 voix contre 241, une loi autorisant le suicide assisté pour les patients adultes atteints d'une maladie incurable en stade avancé et souffrant de manière insupportable. Selon Die Zeit, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que la loi serait soumise au Conseil constitutionnel — institution française créée par la Constitution de la Cinquième République en 1958.
Le texte autorise la prescription d'un médicament létal que le patient s'administre lui-même. Si le patient est physiquement incapable de l'ingérer, un médecin ou un infirmier peut l'assister.
La demande peut être formulée même en cas d'arrêt ou de refus de traitement, à condition que le patient exprime librement et clairement sa volonté. Les médecins ne peuvent délivrer la prescription qu'après consultation avec leurs confrères.
Le Sénat, à majorité droite-conservatrice, avait rejeté la loi à plusieurs reprises. Le gouvernement a accordé à l'Assemblée nationale le dernier mot pour permettre son adoption.
Des parlementaires conservateurs et la Conférence des évêques de France ont critiqué le texte. Ils avertissent que la loi pourrait ouvrir la porte à des abus, en exposant les malades incurables à des pressions pour ne pas être un fardeau.
Des sondages indiquent qu'une large majorité de la population française soutient la nouvelle réglementation sur le suicide assisté.
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La réforme sur l'aide à mourir est l'un des grands projets sociétaux de la deuxième présidence d'Emmanuel Macron. En raison de sa controverse, le projet a été scindé en deux parties, dont la première — consacrée aux soins palliatifs — a été adoptée séparément en amont.
La Suisse autorise déjà le suicide assisté sous certaines conditions, à l'instar de la Belgique et des Pays-Bas. Jusqu'à l'adoption de cette loi, la France interdisait toute aide active à mourir, malgré un assouplissement progressif de sa législation depuis deux décennies.
Les adultes atteints d'une maladie incurable et mortelle, souffrant de manière insupportable, peuvent en faire la demande à condition d'exprimer librement et clairement leur volonté.
Un médecin prescrit un médicament létal après consultation avec ses confrères. Le patient l'administre lui-même ; si cela est physiquement impossible, un médecin ou un infirmier peut l'assister.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que la loi serait soumise à l'examen du Conseil constitutionnel, institution française créée par la Constitution de la Cinquième République en 1958.
Le Sénat, à majorité droite-conservatrice, avait rejeté le texte à plusieurs reprises. Le gouvernement a accordé à l'Assemblée nationale le dernier mot pour permettre son adoption.
Oui. La Suisse, comme la Belgique et les Pays-Bas, autorise déjà le suicide assisté sous certaines conditions, contrairement à la France jusqu'à l'adoption de cette loi.