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Suisse
Herz — Desk Suisse · · Résumé 30 s · Article 4 min
Le Tribunal fédéral – autorité judiciaire suprême de la Confédération suisse – a confirmé le 8 juin 2026, dans l'arrêt 1C_85/2026, la condamnation d'un propriétaire genevois. Ce dernier avait quadruplé le loyer annuel d'un appartement de 173 m² après des travaux de rénovation effectués sans autorisation en 2017, portant le loyer de 16 872 CHF à 69 600 CHF par an. Son argument selon lequel l'appartement constituait un « logement de luxe » a été écarté à tous les niveaux de juridiction. Il doit rembourser 193 609 CHF à ses locataires et payer une amende de 32 000 CHF.
Le Tribunal fédéral – autorité judiciaire suprême de la Confédération suisse – a rendu l'arrêt 1C_85/2026 le 8 juin 2026 et confirmé la totalité du verdict contre un propriétaire genevois, selon Le Temps.
L'appartement concerné, construit en 1925 à Genève, mesure 173 m² et compte 6,5 pièces. Son loyer annuel est passé de 16 872 CHF à 69 600 CHF à la suite de travaux de rénovation de la cuisine et des salles de bains réalisés en 2017 sans autorisation préalable.
En 2021, après avoir appris que les travaux n'avaient pas été autorisés, les locataires ont réclamé le remboursement de 142 400 CHF. Le propriétaire a refusé, faisant valoir que l'appartement constituait un « logement de luxe » exempté des obligations de contrôle.
En droit cantonal genevois, la qualification de « logement de luxe » – qui exempte un bien des obligations d'autorisation de travaux et de contrôle des loyers – est réservée aux logements comptant au minimum 7 pièces. Une chambrette de 6 m² ou moins vaut une demi-pièce. L'appartement ne totalisait que 6,5 pièces.
L'Office cantonal du logement – service de l'État de Genève chargé d'appliquer la législation cantonale sur le logement – a vérifié le décompte des pièces et écarté l'argument : 6,5 pièces, en dessous du seuil légal de 7.
Le Département du territoire – département de l'administration cantonale genevoise dont dépend l'Office cantonal du logement – a ordonné un nouveau contrat de bail conforme, condamné le propriétaire à rembourser 193 609 CHF et lui a infligé une amende de 42 500 CHF.
Le Tribunal administratif genevois a maintenu l'intégralité du remboursement mais réduit l'amende à 32 000 CHF. Le Tribunal fédéral a ensuite confirmé ce verdict dans son intégralité.
La loi genevoise sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation (LDTR) soumet à autorisation préalable toute rénovation allant au-delà de simples travaux d'entretien et fixe un loyer maximal admissible après travaux. Ce dispositif vise à empêcher les propriétaires d'utiliser des rénovations pour pratiquer des hausses abusives ou écarter des locataires modestes.
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L'arrêt du Tribunal fédéral ne précise pas si les locataires ayant engagé la procédure occupaient encore l'appartement au moment du jugement. L'identité des parties n'est pas rendue publique dans les informations disponibles.
La loi genevoise sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation (LDTR) oblige tout propriétaire à obtenir une autorisation préalable avant des travaux de rénovation allant au-delà de l'entretien courant. Elle fixe aussi un loyer maximal après travaux. Les logements d'au moins 7 pièces, qualifiés de « luxe » par la jurisprudence, en sont exemptés.
L'appartement ne compte que 6,5 pièces, dont une chambrette de 6 m² valant une demi-pièce selon le droit cantonal. Il est donc en dessous du seuil de 7 pièces requis pour être exempté des contrôles de la LDTR.
Le propriétaire doit rembourser 193 609 CHF de loyers trop-perçus à ses locataires et payer une amende administrative de 32 000 CHF, confirmés par l'arrêt TF 1C_85/2026 du 8 juin 2026.
En 2021, les locataires ont appris que les travaux de rénovation effectués en 2017 n'avaient jamais fait l'objet d'une autorisation préalable, et ont saisi les autorités cantonales pour réclamer le remboursement des loyers trop-perçus.
Oui. Le Tribunal fédéral est l'autorité judiciaire suprême de la Confédération suisse ; ses arrêts sont définitifs et ne peuvent faire l'objet d'aucun recours interne.