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Herz — Desk Tech & Science · · Résumé 30 s · Article 3 min
Une étude publiée dans le Quarterly Journal of Economics établit que les rituels de faiseurs de pluie sont nettement plus répandus dans les régions où la probabilité de précipitations augmente naturellement après une longue période sèche. José-Antonio Espín-Sánchez, économiste à l'Université Yale, a analysé les coutumes de 1 290 groupes ethniques croisés avec des données climatiques locales. Dans les zones concernées, 44 % des groupes pratiquent ces rituels, contre 30 % ailleurs. Son modèle mathématique montre que les prêtres qui officiaient juste avant le retour naturel des pluies étaient perçus comme efficaces, assurant la survie de ces pratiques.
Une étude publiée dans le Quarterly Journal of Economics révèle pourquoi les rituels de pluie ne se développent pas au hasard géographique. José-Antonio Espín-Sánchez, économiste à l'Université Yale, a comparé les coutumes de 1 290 groupes ethniques à des données climatiques détaillées issues de leurs territoires.
Dans les régions où la probabilité de pluie augmente naturellement avec chaque jour supplémentaire sans précipitation, 44 % des groupes pratiquent des rituels de pluie. Ce chiffre tombe à 30 % dans les zones ne présentant pas cette tendance climatique.
Simon Papalexiou, chercheur à la Hamburg University of Technology, identifie deux mécanismes climatiques. Le premier : plus une sécheresse dure longtemps, plus son terme statistique se rapproche. Le second : les rituels sont souvent organisés en fin de saison sèche, juste avant le retour naturel des pluies.
Espín-Sánchez a construit un modèle mathématique illustrant l'effet de sélection qui en résulte. Les prêtres ou chamans qui ritualisent au bon moment — juste avant les précipitations — sont perçus comme efficaces et conservent leur autorité. Ceux dont les rituels coïncident avec de nouvelles sécheresses perdent leur position. Ce filtre favorise la transmission et la survie des pratiques rituelles.
À Murcie, en Espagne, l'Église catholique organise des prières spéciales pour la pluie, suivies de processions, depuis sept siècles.
En Chine, vers l'an 1000 apr. J.-C., les populations sollicitaient des divinités sous forme de dragons pour obtenir des pluies. Les temples des divinités jugées peu coopérantes pouvaient être profanés.
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Kevin Hong, de l'Université de Macao, avait publié une étude sur les rituels de pluie en Chine. Il s'appuyait sur le biais de confirmation — mécanisme cognitif qui consiste à privilégier les informations confirmant ses idées préconçues et à accorder moins de poids à celles qui les contredisent — pour expliquer leur persistance. Face aux résultats d'Espín-Sánchez, il a reconnu que ceux-ci pourraient l'amener à réévaluer l'efficacité « objective » de ces rituels.
La dépendance à la durée des sécheresses — mécanisme selon lequel la probabilité de pluie augmente à mesure qu'une sécheresse se prolonge — est décrite par Papalexiou dans New Scientist, mais n'a pas été étayée par d'autres sources climatologiques dans les documents disponibles. L'étude ne précise pas non plus dans quelle mesure ce mécanisme et l'anticipation saisonnière contribuent respectivement à la distribution géographique observée.
Dans les régions où la probabilité de pluie augmente naturellement après une longue période sèche : 44 % des groupes ethniques y pratiquent ces rituels, contre 30 % dans les autres zones.
Les chercheurs ont croisé les coutumes de 1 290 groupes ethniques avec des données climatiques détaillées couvrant leurs territoires d'origine.
Selon le modèle d'Espín-Sánchez, ceux qui ritualisent juste avant le retour naturel des pluies sont perçus comme ayant réussi et conservent leur position, assurant la transmission de ces pratiques. Ceux dont les rituels coïncident avec de nouvelles sécheresses perdent leur autorité.
Kevin Hong (Université de Macao) l'avait identifié comme facteur principal dans le cas chinois. Il reconnaît que les résultats d'Espín-Sánchez pourraient l'amener à réévaluer cette explication.
Dans le Quarterly Journal of Economics, sous le DOI 10.1093/qje/qjag026.