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Herz — Desk Tech & Science · · Résumé 30 s · Article 3 min
La Commission européenne a présenté le 17 juillet 2026 des propositions pour assouplir le Système d'échange de quotas d'émission (ETS), son principal mécanisme de plafonnement du carbone industriel introduit en 2005. Les réformes prolongeraient la distribution de quotas gratuits aux industries jusqu'en 2038, au lieu de 2034, à condition que ces entreprises investissent dans la décarbonation. Le rythme de réduction annuelle du plafond de permis serait également ralenti. Les propositions doivent encore être approuvées par les États membres et le Parlement européen, un processus qui pourrait prendre un an.
La Commission européenne a dévoilé le 17 juillet 2026 des propositions pour réformer le Système d'échange de quotas d'émission (ETS), selon la BBC. Introduit en 2005, l'ETS oblige les industries et les centrales électriques européennes à acheter un permis pour chaque tonne de CO₂ émise, dans un cadre où le nombre total de permis disponibles est plafonné chaque année.
La principale mesure prolongerait la distribution de quotas gratuits aux entreprises jusqu'en 2038, contre 2034 selon le calendrier actuel. Cette extension ne s'appliquerait qu'aux industries s'engageant à investir dans la décarbonation de leurs activités.
La Commission propose également de réduire plus lentement le plafond annuel de permis : le taux de réduction passerait de 4,3 % actuellement à environ 3,7 % à partir de 2031, puis à 1,7 % à partir de 2036.
Par ailleurs, 80 % des quotas gratuits seraient attribués à l'avance aux entreprises disposant de plans d'investissement dans la décarbonation ; les 20 % restants ne seraient versés qu'une fois ces investissements effectivement réalisés.
La Commission affirme que ces changements restent alignés avec l'objectif de l'UE de réduire ses émissions de carbone de 90 % d'ici 2040 par rapport aux niveaux de 1990.
Selon le calendrier en vigueur, les quotas gratuits devaient être remplacés en 2034 par une taxe carbone aux frontières sur les importations pour certains secteurs. Ce dispositif — qui consiste à taxer les émissions de CO₂ associées aux produits importés dans l'UE afin d'éviter que les industries européennes ne soient pénalisées face à des concurrents étrangers moins contraints — ne serait désormais introduit qu'en 2038 selon les nouvelles propositions.
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« plus favorable aux entreprises et, j'ose le dire, plus avisée »
— Wopke Hoekstra, commissaire européen au climat, à propos de la nouvelle approche proposée
La ministre polonaise du climat Paulina Hennig-Kloska a salué les propositions comme « un immense succès pour la Pologne », tout en annonçant que Varsovie pousserait à un assouplissement encore plus important lors des négociations.
« une pollution climatique gigantesque »
— Michael Bloss, eurodéputé Vert allemand, qui prédit aussi une dégradation de la qualité de vie pour la prochaine génération
L'Italie avait de son côté condamné l'ETS comme une taxe de facto ayant contribué à maintenir les prix de l'énergie artificiellement élevés.
Les propositions de la Commission doivent encore être approuvées par les États membres de l'UE et les législateurs européens. Ce processus pourrait prendre environ un an.
Introduit en 2005, l'ETS est le principal outil de l'UE pour limiter les émissions des industries et des centrales électriques. Il oblige ces acteurs à acheter un permis pour chaque tonne de CO₂ émise, dans un cadre où le nombre total de permis disponibles est plafonné et réduit chaque année.
La Commission affirme que les changements restent cohérents avec l'objectif de réduction des émissions de 90 % d'ici 2040. Elle souhaite rendre le système plus favorable aux entreprises qui s'engagent à décarboner leurs activités.
C'est un dispositif qui taxe les émissions de CO₂ liées aux produits importés dans l'UE, pour éviter un avantage déloyal en faveur des concurrents étrangers moins contraints par des règles climatiques. Son entrée en vigueur pour certains secteurs, initialement prévue en 2034, serait repoussée à 2038.
Les propositions doivent encore être approuvées par les États membres et le Parlement européen. Ce processus pourrait prendre environ un an.