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Économie
Herz — Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 4 min
Les États-Unis ont signé le 23 juillet 2026 un accord de coopération nucléaire civile avec l'Arabie Saoudite. Le lendemain, Trump a annoncé sur Truth Social que l'accord est « totalement subordonné » à l'adhésion de Riyad aux Accords d'Abraham — traités de normalisation diplomatique entre Israël et plusieurs États arabes. Trump affirme que le texte n'autorise aucun enrichissement d'uranium en sol saoudien. Selon une information non confirmée du Wall Street Journal, l'accord pourrait pourtant prévoir la construction d'une installation d'enrichissement américaine en Arabie Saoudite.
L'administration Trump a signé le 23 juillet 2026 un accord de coopération nucléaire civile avec l'Arabie Saoudite, selon Al Jazeera et le Times of Israel.
Le 24 juillet, Trump a précisé sur Truth Social que cet accord est « totalement subordonné à l'adhésion de l'Arabie Saoudite aux très respectés et réussis Accords d'Abraham » — les traités de normalisation diplomatique signés en 2020 entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn.
Trump a comparé l'arrangement aux accords civils nucléaires dont bénéficient l'Iran et les Émirats arabes unis, en affirmant que le texte ne concernait que des usages non militaires.
Trump a également déclaré qu'il n'y aurait « aucun enrichissement de matière », ce qui signifie que Riyad n'obtiendrait pas le droit d'enrichir de l'uranium sur son territoire.
La motivation principale de l'Arabie Saoudite est économique. Le plan Vision 2030 — programme lancé en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane pour diversifier l'économie saoudienne hors de la rente pétrolière — prévoit de substituer l'énergie nucléaire au pétrole pour la production domestique d'électricité.
Cette substitution libérerait des volumes supplémentaires de brut pour l'exportation et réduirait les émissions de carbone du royaume.
L'Arabie Saoudite est signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) — traité international entré en vigueur en 1970 pour prévenir la dissémination des armes nucléaires. Le royaume dispose par ailleurs de réserves de minerai d'uranium sur son territoire.
Israël craint qu'un droit d'enrichissement accordé à Riyad n'incite d'autres puissances sunnites — Égypte, Turquie, Algérie — à revendiquer des arrangements similaires, aggravant les risques de prolifération nucléaire dans la région.
Les grandes décisions américaines sur le Moyen-Orient sont régulièrement prises sans consultation préalable d'Israël, selon des analystes cités par le Times of Israel.
En 2023, lors des négociations de normalisation israélo-saoudienne, le ministre israélien des affaires stratégiques Ron Dermer avait esquivé la question d'une capacité nucléaire civile saoudienne incluant l'enrichissement.
le diable est dans les détails
— Ron Dermer, ministre israélien des affaires stratégiques, 2023
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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La portée exacte de l'accord reste floue. Selon des informations non confirmées du Wall Street Journal, le texte permettrait à des entreprises américaines de construire une installation d'enrichissement d'uranium en Arabie Saoudite — ce qui contredirait directement la déclaration de Trump excluant tout enrichissement.
La condition posée par Trump — l'adhésion de Riyad aux Accords d'Abraham — implique une normalisation diplomatique avec Israël dont les modalités et le calendrier ne sont pas précisés.
Les Accords d'Abraham sont des traités de normalisation diplomatique entre Israël et plusieurs États arabes. Signés en 2020, à commencer par les Émirats arabes unis et Bahreïn, ils ont été conclus sous l'égide de la première administration Trump. L'Arabie Saoudite n'en est pas signataire.
Lancé en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane, Vision 2030 est un plan de développement visant à diversifier l'économie saoudienne hors de la rente pétrolière. Le nucléaire civil y est envisagé pour remplacer le pétrole dans la production intérieure d'électricité, libérant davantage de brut pour l'exportation.
L'enrichissement d'uranium a une double utilisation potentielle : civile (combustible pour réacteurs) et militaire (fabrication d'arme). Le TNP encadre strictement cette activité. Accorder ce droit à l'Arabie Saoudite pourrait ouvrir la voie à des demandes similaires d'autres pays de la région, selon Israël.
Non, selon des analystes cités par le Times of Israel. Les grandes décisions américaines sur la région sont régulièrement prises sans consultation préalable d'Israël — l'accord avec Riyad en serait une nouvelle illustration.
Entamées en 2023, ces négociations ont été suspendues de facto après l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et le déclenchement de la guerre de Gaza. La condition posée par Trump relance implicitement cette question.
