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Économie
Herz — Desk Économie · · Résumé 30 s · Article 2 min
Un sondage du cabinet Consumerfieldwork auprès de 1 000 salariés allemands révèle que 13 % admettent ne pas enregistrer correctement leur temps de travail. Trois quarts déclarent avoir déjà effectué une tâche personnelle pendant leurs heures de service. Les conséquences peuvent être lourdes : début 2025, un tribunal du travail de Cologne a validé le licenciement immédiat d'un contrôleur de billets qui passait ses heures de service chez sa petite amie, au café ou chez le coiffeur. Il a dû rembourser 21 000 euros de frais de détective. Un tel licenciement entraîne aussi trois mois de suspension des allocations chômage.
Selon une enquête du cabinet Consumerfieldwork menée auprès de 1 000 salariés en Allemagne, 13 % déclarent régulièrement ne pas enregistrer correctement leur temps de travail. Trois quarts des répondants avouent avoir déjà effectué une tâche privée pendant leurs heures de service.
Un cas jugé début 2025 illustre les risques concrets. Un contrôleur de billets au sein d'une régie de transports avait passé ses heures de travail chez sa petite amie, dans des cafés et chez le coiffeur. Le Landesarbeitsgericht de Cologne — un tribunal du travail allemand — a validé son licenciement immédiat, selon le Handelsblatt.
Le salarié licencié a également dû rembourser les frais de détective engagés par son employeur pour établir les faits, soit 21 000 euros.
Un licenciement sans préavis pour fraude au temps de travail expose le salarié à une suspension de trois mois de ses allocations chômage.
L'avocat spécialisé en droit du travail Michael Fuhlrott souligne que la fraude peut aussi survenir sous un régime dit Vertrauensarbeitszeit — littéralement « temps de travail fondé sur la confiance », dans lequel les heures ne sont pas nécessairement pointées — si le salarié ne travaille que 20 heures au lieu des 40 heures convenues.
Une poursuite pénale est juridiquement envisageable, mais les parquets allemands font preuve de peu d'empressement à poursuivre ces affaires, ajoute Fuhlrott.
Sascha Stowasser, directeur de l'IFAA (Institut für angewandte Arbeitswissenschaft, soit l'Institut des sciences appliquées du travail), estime que la fraude au temps de travail résulte avant tout d'objectifs mal définis et d'un manque de management. Il exclut donc une intention malveillante systématique de la part des salariés.
Les illustrations de cet article sont générées par intelligence artificielle.
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Les définitions précises de plusieurs termes juridiques allemands employés dans cet article — dont Landesarbeitsgericht et Vertrauensarbeitszeit — n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante dans les sources documentaires disponibles. Leur sens a été déduit du contexte des faits rapportés et de l'étymologie des termes. La nature exacte de l'IFAA (Institut für angewandte Arbeitswissenschaft) n'a pas non plus fait l'objet d'une vérification indépendante.
C'est le fait de déclarer des heures non travaillées ou d'effectuer des activités personnelles pendant les heures de service, en laissant croire à l'employeur que ce temps est consacré au travail.
Un licenciement sans préavis pour ce motif entraîne une suspension de trois mois des allocations chômage. Le salarié peut aussi être condamné à rembourser les frais engagés par l'employeur pour établir la fraude, tels que des honoraires de détective.
C'est juridiquement possible en Allemagne, mais l'avocat Michael Fuhlrott indique que les parquets font preuve de peu d'empressement à poursuivre ces affaires en pratique.