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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 5 min
Les autorités espagnoles ont arrêté James « Fergie » Chambers le 11 juillet 2026 à Ibiza, à la suite d'une demande d'extradition du département de la Justice américain. Accusé de « soutien matériel » au Hamas, il est placé en détention à Madrid sans caution. Selon son avocat Stanley Cohen, c'est le premier cas connu d'extradition américaine pour ce motif. Héritier de la fortune de Cox Communications, il a donné plus d'un million de dollars à Gaza. Audience sur sa libération prévue le 16 juillet 2026.
Les autorités espagnoles ont arrêté James « Fergie » Chambers le 11 juillet 2026 à Ibiza, à la suite d'une demande d'extradition du département de la Justice américain, selon The Guardian. Accusé de « soutien matériel » au Hamas — le mouvement islamiste et nationaliste palestinien — il est placé en détention provisoire à Madrid sans libération sous caution.
L'acte d'accusation américain est scellé. Les charges précises retenues contre Chambers ne sont pas publiquement connues.
Une audience est prévue le 16 juillet 2026 pour examiner une éventuelle remise en liberté sous caution. La justice espagnole dispose de 40 jours pour se prononcer sur la demande d'extradition ; si elle l'approuve, la décision finale revient au Conseil des ministres espagnol.
Selon Stanley Cohen, avocat spécialisé en affaires de terrorisme depuis 40 ans, il s'agit du premier cas connu où les États-Unis cherchent à extrader un citoyen pour soutien présumé au Hamas.
Chambers se décrit comme un communiste anti-impérialiste. Il est l'héritier de la fortune du groupe Cox Communications, un conglomérat médiatique américain. Au milieu de 2023, il a vendu environ 250 millions de dollars d'actions à sa famille et a depuis consacré ces fonds à des causes progressistes et humanitaires.
Son avocat espagnol Llorenç Salvà indique qu'il a versé plus d'un million de dollars à des projets humanitaires à Gaza.
Fin 2023, il a financé Palestine Action — un réseau de protestation pro-palestinien britannique fondé en 2020, qui cible les entreprises du secteur militaire fournissant des armes dans le conflit israélo-palestinien — lors d'une action directe contre Elbit Systems, une entreprise israélienne de défense et de technologies de sécurité fondée en 1966, dont le siège est à Haïfa. Chambers s'est exprimé publiquement sur ce financement sur une chaîne locale du New Hampshire.
Peu après, il s'est installé en Tunisie et a racheté le Club Africain, club de football basé à Tunis fondé en 1920 et connu sous le surnom d'Al Ifriki, l'un des plus populaires du pays.
Chambers a déclaré avoir conscience depuis plus d'une décennie d'être dans le viseur du gouvernement fédéral américain.
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Le 13 juillet 2026, l'eurodéputée Irene Montero (Podemos) a publié un message sur X appelant l'Espagne à ne pas extrader Chambers. Six membres de Sumar — une coalition espagnole de gauche regroupant 20 partis, formée pour les élections générales de juillet 2023 — ont adressé une lettre au Congrès espagnol, décrivant l'arrestation comme une « répression croissante de l'administration Trump contre le mouvement de solidarité palestinienne ».
La compagne de Chambers, Stella Schnabel, a qualifié son arrestation de « persécution politique ».
Il est emprisonné parce qu'il utilise sa richesse pour soutenir la Palestine.
— Stella Schnabel, compagne de James Chambers
L'avocat Stanley Cohen a qualifié la demande d'extradition de politiquement motivée. Il la relie à l'administration Trump, à l'AIPAC — l'American Israel Public Affairs Committee, un lobby pro-israélien créé en 1963 — et à ce qu'il désigne comme des soutiens sionistes.
Une décision consciente de cibler [Chambers] à des fins politiques.
— Stanley Cohen, avocat de Chambers
L'auteur Trevor Aaronson relève que Sebastian Gorka, le principal responsable de la lutte antiterroriste de l'administration Trump, a avancé l'idée que « tous les groupes de gauche font partie d'un vaste réseau et sont des participants actifs au terrorisme ».
L'acte d'accusation étant scellé, les charges précises restent inconnues. Il est impossible de déterminer, sur la base des informations disponibles, quels actes auraient constitué un « soutien matériel » au sens de l'accusation.
La décision de la justice espagnole n'interviendra pas avant la fin du délai de 40 jours. Le Conseil des ministres espagnol aura ensuite le dernier mot sur une éventuelle extradition.
La loi américaine interdit de fournir tout soutien — financier, logistique ou autre — à une organisation désignée comme terroriste. Le Hamas figure sur cette liste. Les charges précises contre Chambers restent inconnues, l'acte d'accusation étant scellé.
Oui. La juridiction espagnole dispose de 40 jours pour statuer sur la demande américaine. Si elle l'approuve, la décision finale appartient au Conseil des ministres espagnol, qui peut la refuser.
Selon Stanley Cohen, spécialiste des affaires de terrorisme depuis 40 ans, aucun citoyen américain n'avait jusqu'ici fait l'objet d'une demande d'extradition des États-Unis pour soutien présumé au Hamas.
Non. Il est en détention provisoire dans l'attente de la procédure d'extradition. Aucune condamnation n'a été prononcée.
Cox Communications est un conglomérat médiatique américain dont Chambers est héritier. Il a vendu environ 250 millions de dollars d'actions à sa famille au milieu de 2023, fonds consacrés depuis à des causes progressistes et humanitaires.