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Suisse
Herz — Desk Suisse · · Résumé 30 s · Article 3 min
Des analyses scientifiques des ossements couplées aux archives historiques permettent de mieux cerner l'origine des quelque 8 000 Africains morts à Sainte-Hélène au XIXe siècle. Ces personnes avaient été rescapées de navires négriers par la Royal Navy, la marine de guerre britannique, après l'abolition de la traite des esclaves par le Parlement britannique. Entre 1840 et 1863, environ 27 000 de ces rescapés débarquèrent sur cette île de l'Atlantique Sud. Près de 8 000 d'entre eux moururent et furent inhumés sur place.
Des analyses scientifiques menées sur les ossements d'Africains inhumés à Sainte-Hélène, croisées avec les archives historiques, permettent de mieux retracer l'origine de ces individus et leur parcours, selon Le Temps.
À partir de 1840, la Royal Navy utilisa Sainte-Hélène comme base pour intercepter les navires négriers dans l'Atlantique Sud. Les captifs rescapés étaient débarqués sur l'île ; les documents britanniques les désignaient comme « Africains libérés » (Liberated Africans), terme administratif de l'époque pour les personnes arrachées à des navires pratiquant la traite illégale. Entre 1840 et 1863, environ 27 000 de ces hommes, femmes et enfants arrivèrent sur l'île.
Près de 8 000 d'entre eux moururent à Sainte-Hélène et furent inhumés sur place. Parmi les survivants, quelques centaines s'installèrent sur l'île ; beaucoup d'autres furent envoyés vers des colonies britanniques.
Une photographie datée de 1850 montre les baraquements où logeaient ces rescapés. Les personnes qui y figurent avaient été capturées par le Wrangler, un navire de la Royal Navy.
Sainte-Hélène est une île de l'Atlantique Sud, située à environ 1 900 kilomètres à l'ouest des côtes africaines au niveau de l'Angola. D'une superficie légèrement inférieure à la moitié du canton de Genève, elle fut pendant longtemps un point central du commerce transatlantique des esclaves, jusqu'à la fin du XIXe siècle.
La traite transatlantique a conduit à la déportation forcée d'au moins 12 millions de personnes arrachées à leurs terres africaines vers le continent américain. Environ une personne sur six mourait lors de la traversée, victime des maltraitances, du manque d'eau et de nourriture, et des maladies.
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Les analyses scientifiques et archivistiques ne permettent de retracer que partiellement l'origine des quelque 8 000 personnes inhumées à Sainte-Hélène. La recherche reste incomplète pour l'ensemble des individus concernés.
Le terme « Africains libérés » est issu de la terminologie administrative britannique du XIXe siècle. Aucune définition institutionnelle vérifiée par une source indépendante ne figure dans les documents de ce dossier ; l'explication contextuelle retenue ici repose sur les faits rapportés par Le Temps.
Après l'abolition de la traite des esclaves par le Parlement britannique, la Royal Navy interceptait les navires négriers dans l'Atlantique. À partir de 1840, Sainte-Hélène servait de base pour y débarquer les rescapés de ces navires.
Environ 8 000 des quelque 27 000 Africains libérés débarqués entre 1840 et 1863 sont morts et ont été inhumés sur l'île.
En croisant des analyses scientifiques réalisées sur les ossements avec des archives historiques, les chercheurs parviennent à reconstituer partiellement le parcours de ces individus.
Quelques centaines se sont installés sur Sainte-Hélène. Beaucoup d'autres furent envoyés vers des colonies britanniques.
Au moins 12 millions de personnes furent déportées de force d'Afrique vers les Amériques. Environ une sur six mourait lors de la traversée, en raison des maltraitances, du manque d'eau et de nourriture, et des maladies.