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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 5 min
Le Parlement français a adopté le 21 juillet 2026 une loi interdisant les réseaux sociaux aux personnes de moins de 15 ans, faisant de la France le premier pays de l'Union européenne à franchir ce pas. L'Assemblée nationale a approuvé le texte à 279 voix pour et 81 contre ; le Sénat l'a adopté à 243 pour et 2 contre. La loi interdit les nouvelles inscriptions dès le 1er septembre 2026, avec une période de transition de quatre mois pour les comptes existants. Un contrôle de constitutionnalité pourrait toutefois en retarder l'entrée en vigueur.
Le 21 juillet 2026, le Parlement français — Assemblée nationale et Sénat — a adopté une loi interdisant aux personnes de moins de 15 ans de s'inscrire sur les réseaux sociaux. La France devient ainsi le premier État membre de l'Union européenne à adopter une telle mesure, selon Die Zeit et la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Les deux chambres ont voté avec des majorités très larges. L'Assemblée nationale a approuvé la loi à 279 voix pour et 81 voix contre. Le Sénat l'a adoptée à 243 voix pour et seulement 2 voix contre.
La loi interdit la création de nouveaux comptes pour les moins de 15 ans à partir du 1er septembre 2026. Les comptes déjà existants bénéficient d'une période de transition de quatre mois : leur fermeture totale est fixée au 1er janvier 2027.
Pour vérifier l'âge, la loi prévoit un contrôle par carte d'identité ou passeport, confié à deux opérateurs. Le premier est France Identité — une application mobile développée par l'État français permettant d'attester de son identité en ligne, reposant sur la carte nationale d'identité de dernière génération. Le second est Docaposte, filiale numérique du groupe La Poste fondée en 2007, spécialisée dans la gestion sécurisée d'échanges de documents.
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Emmanuel Macron a personnellement porté ce texte, le défendant comme une aide aux parents dépassés. Après le vote, il a écrit sur X que les réseaux sociaux seraient interdits aux enfants de moins de 15 ans dès la rentrée scolaire.
L'opposition n'a pas été unanime. La France insoumise (LFI) — parti de gauche radicale fondé par Jean-Luc Mélenchon en 2016 — a voté contre la loi, invoquant la remise en cause de l'anonymat sur Internet. Le Parti socialiste s'est quant à lui abstenu.
En 2023, l'Assemblée nationale avait déjà voté une loi similaire, qui n'avait jamais pu entrer en vigueur. Elle contrevenait au Digital Services Act (DSA) — le règlement européen (UE) 2022/2065 sur les services numériques, adopté le 19 octobre 2022, qui confère à l'UE une compétence prioritaire dans la régulation des plateformes en ligne.
La loi de 2026 a été élaborée en coordination avec la Commission européenne pour éviter ce conflit juridique. Elle se distingue aussi de la législation australienne : elle n'instaure ni liste noire de sites ni estimation d'âge par intelligence artificielle.
Emmanuel Macron et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Ghebreyesus, ont co-signé une tribune associant l'usage numérique excessif chez les jeunes à l'anxiété, la dépression, les troubles du sommeil, l'agressivité accrue et, dans les cas graves, la suicidalité chez les jeunes vulnérables.
La Direction générale Connect de la Commission européenne soutient l'approche française et considère la loi comme un projet pilote. La France espère qu'une interdiction similaire à l'échelle de l'ensemble de l'UE suivra rapidement.
Lors du dernier Conseil des ministres franco-allemand tenu à Brühl, les deux gouvernements se sont engagés à introduire un « âge numérique de la majorité » unifié en Europe. Ils ont également convenu d'instaurer un échange de haut niveau entre leurs autorités de protection de la jeunesse.
Avant son entrée en vigueur, la loi pourrait faire l'objet d'un contrôle de constitutionnalité. Si ce contrôle est engagé, l'application du texte pourrait être repoussée au-delà du 1er septembre 2026.
Les sanctions auxquelles s'exposent les plateformes en cas de non-respect de la loi, ainsi que la liste exacte des services visés, ne sont pas précisées dans les sources disponibles.
Par carte d'identité ou passeport, via deux opérateurs désignés par la loi : France Identité (application mobile de l'État français permettant l'attestation d'identité en ligne) et Docaposte (filiale numérique du groupe La Poste).
Leurs comptes bénéficient d'une période de transition de quatre mois à partir du 1er septembre 2026. La fermeture définitive est fixée au 1er janvier 2027.
Un contrôle de constitutionnalité est possible. S'il est engagé, l'application de la loi pourrait être retardée au-delà du 1er septembre 2026.
Elle contrevenait au Digital Services Act (DSA), règlement européen qui confère à l'UE une compétence prioritaire dans la régulation des plateformes. La loi de 2026 a été coordonnée avec la Commission européenne pour éviter ce problème.
La Commission européenne considère la loi française comme un projet pilote. La France et l'Allemagne ont convenu de travailler à un « âge numérique de la majorité » unifié pour l'Europe.