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Suisse
Herz — Desk Suisse · · Résumé 30 s · Article 3 min
La Chambre constitutionnelle de la Cour de justice de Genève a suspendu, le 21 juillet 2026, la loi interdisant les vêtements longs — dont le burkini — dans les piscines cantonales. La juridiction a accordé l'effet suspensif au recours de la Coordination pour des baignades inclusives, rendant la loi temporairement inapplicable. Elle estime qu'exclure des personnes des piscines en pleine période estivale constituerait un dommage difficilement réparable. La loi, adoptée en mars 2026, est également contestée par cinq communes genevoises. Une décision sur le fond reste à venir.
Le 21 juillet 2026, la Chambre constitutionnelle de la Cour de justice de Genève a suspendu la loi interdisant les vêtements longs dans les piscines cantonales, selon Le Temps. La loi est désormais inapplicable dans l'attente d'un jugement sur le fond.
La juridiction a accordé l'effet suspensif — concept juridique désignant la suspension d'une décision lors d'un recours, jusqu'à ce qu'un tribunal statue sur le fond — au recours déposé en juin 2026 par la Coordination pour des baignades inclusives.
Cette coalition réunit plusieurs organisations féministes et l'association Les Foulards violets, qui milite pour le droit au port du voile à Genève.
Adoptée en mars 2026 par le Grand Conseil — parlement cantonal genevois — et entrée en vigueur fin mai 2026, la loi interdit toute forme de vêtements longs dans les piscines cantonales. Elle vise non seulement le burkini — maillot de bain pour femme couvrant le tronc, les membres et la tête —, mais aussi les protections anti-UV et les tenues choisies par goût personnel.
Pour justifier la suspension, la Chambre constitutionnelle invoque le risque de dommage difficilement réparable. Exclure des personnes des piscines publiques en pleine période estivale — décrites comme des «lieux de sociabilisation et de fraîcheur importants pour la population» — serait disproportionné.
lieux de sociabilisation et de fraîcheur importants pour la population
— Chambre constitutionnelle de la Cour de justice de Genève, 21 juillet 2026
Cinq communes genevoises ont également saisi la Chambre constitutionnelle : Vernier, Meyrin, Carouge, Lancy et la ville de Genève. Elles estiment que la loi porte atteinte à leur autonomie communale.
Vernier, première commune à avoir contesté la loi, la qualifie de «floue et inapplicable». Les quatre autres communes font valoir son incompatibilité avec leurs obligations de santé publique : les vêtements anti-UV sont reconnus comme moyen de prévention des cancers de la peau.
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La suspension est temporaire. La Chambre constitutionnelle doit encore statuer sur le fond pour se prononcer définitivement sur la validité de la loi.
L'effet suspensif est un concept juridique désignant la suspension d'une décision ou d'une loi lorsqu'un recours est déposé contre elle, jusqu'à ce que le tribunal statue sur le fond du litige.
Oui, temporairement. La loi étant suspendue depuis le 21 juillet 2026, elle n'est plus applicable dans l'attente du jugement sur le fond de l'affaire.
La Coordination pour des baignades inclusives (organisations féministes et association Les Foulards violets) et cinq communes : Vernier, Meyrin, Carouge, Lancy et la ville de Genève.
Elles invoquent l'atteinte à leur autonomie communale. Elles soulèvent aussi l'incompatibilité avec leurs obligations de santé publique, les vêtements anti-UV étant reconnus pour prévenir les cancers de la peau.
Non. Elle interdit toute forme de vêtements longs dans les piscines cantonales, y compris les protections anti-UV et les tenues choisies par goût personnel.