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Herz — Desk International · · Résumé 30 s · Article 4 min
Le 16 juillet 2026, Donald Trump a prononcé un discours en prime time depuis l'East Room de la Maison-Blanche, répétant des accusations non vérifiées d'ingérence chinoise lors de la présidentielle de 2020. Il a exigé l'adoption du Save America Act, projet de loi qui supprimerait le vote par correspondance à l'échelle nationale. Les démocrates y voient une tentative de préparer la contestation des élections de mi-mandat de novembre 2026. Les sondages indiquent que les républicains risquent de perdre leur majorité à la Chambre des représentants. La loi n'a aucune perspective d'adoption au Sénat.
Le 16 juillet 2026, Donald Trump a prononcé un discours en prime time dans l'East Room de la Maison-Blanche, selon The Guardian. Il y a réitéré des accusations non vérifiées selon lesquelles la Chine aurait interféré dans l'élection présidentielle américaine de 2020.
Trump a exigé que le Congrès adopte le Save America Act — aussi connu sous l'acronyme SAVE Act (Safeguard American Voter Eligibility Act) —, un projet de loi qui interdirait le vote par correspondance à l'échelle nationale et imposerait de nouvelles exigences d'identification lors de l'inscription et du vote.
Ce texte n'a aucune perspective d'adoption au Sénat. Les démocrates s'y opposent unanimement, et les tentatives républicaines d'affaiblir le filibuster — l'obstruction parlementaire, technique consistant à bloquer l'adoption d'un texte en prolongeant indéfiniment les débats — ont échoué.
Les midterms — les élections de mi-mandat qui renouvellent l'ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants et un tiers des 100 sièges du Sénat — sont prévus en novembre 2026. Des sondages montrent que Trump est impopulaire auprès de la majorité des électeurs et que les républicains risquent d'y perdre leur contrôle de la Chambre.
Des démocrates et des groupes de défense du droit de vote estiment que le discours du 16 juillet constitue un terrain préparatoire pour contester ou fausser les résultats de ces élections, qui détermineront également l'équilibre des pouvoirs dans de nombreuses législatures d'États.
Joe Morelle, chef de file démocrate à la commission de l'administration de la Chambre des représentants, a qualifié le discours de « divagations pathétiques et non sérieuses ». Il y voit un prétexte pour miner les résultats de novembre en jetant de faux doutes sur l'intégrité des systèmes électoraux américains.
Le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossoff, le plus exposé des démocrates en campagne pour sa réélection en novembre, a accusé Trump de signaler son intention d'attaquer les élections et les droits de vote, comme il avait selon lui tenté de rejeter les votes et de s'emparer de la présidence en 2020.
Les 24 gouverneurs démocrates des États-Unis ont publié une déclaration commune, qualifiant d'« alarmant » le comportement de Trump envers les élections et affirmant que celles-ci ont « à maintes reprises été prouvées sûres et sécurisées ».
Les tribunaux l'ont rejeté, le Congrès l'a rejeté — ça n'ira nulle part. Point.
— Chuck Schumer, chef de la minorité sénatoriale
Le sénateur républicain Mike Lee a soutenu l'adoption du Save America Act. Ni le Speaker de la Chambre Mike Johnson ni le leader de la majorité sénatoriale John Thune n'assistaient au discours, et aucun des deux n'avait commenté publiquement au matin du 17 juillet 2026.
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L'ancienne représentante républicaine Marjorie Taylor Greene a critiqué le discours sur le réseau X, le qualifiant de distraction visant à détourner la base Maga de sujets comme la guerre contre l'Iran, les fichiers Epstein et les promesses de campagne non tenues.
Des démocrates et des défenseurs du droit de vote interprètent ce discours comme une tentative délibérée de préparer la contestation des midterms. Cette lecture politique n'a pas été confirmée indépendamment.
Les sondages indiquent un risque de perte de la Chambre pour les républicains, mais les résultats des midterms de novembre 2026 restent ouverts.
Le Save America Act, aussi connu sous le nom de SAVE Act (Safeguard American Voter Eligibility Act), est un projet de loi américain qui interdirait le vote par correspondance à l'échelle nationale et imposerait des exigences renforcées de preuve de citoyenneté et d'identification lors de l'inscription sur les listes électorales fédérales.
Les midterms (élections de mi-mandat) se tiennent au milieu du mandat de quatre ans du président américain. Ils renouvellent l'ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants et un tiers des 100 sièges du Sénat, déterminant l'équilibre des pouvoirs au Congrès.
Non, selon les informations disponibles. Les démocrates s'y opposent unanimement, et les tentatives républicaines d'affaiblir l'obstruction parlementaire pour faciliter son adoption ont échoué. Chuck Schumer a affirmé que la loi « n'ira nulle part ».
Le Speaker Mike Johnson et le leader de la majorité sénatoriale John Thune n'assistaient pas au discours et n'avaient fait aucune déclaration publique au matin du 17 juillet 2026. Aucune explication officielle n'a été fournie.
